L’eau dans le bassin rennais

D’où vient l’eau distribuée sur Rennes Métropole ?

La CEBR («  Collectivité Eau du Bassin Rennais ») exploite 10 lieux de captages ; dont 4 couvrent plus de 90 % des besoins :

    • le barrage de Rophémel : 33%

    • le barrage de la Chaise Canut : 26%

    • le captage du Couesnon : 16

    • les drains du Coglais : 16%

La Métropole dispose de très peu d’eau à proximité et celle qui y est disponible est souvent trop polluée.

Elle va donc chercher l’eau, de l’eau de surface pour l’essentiel, avec un coût de plus en plus élevé : investissement en canalisations, usines de traitement, d’entretien.

C’est plus de 113 km de canalisation d’adduction, 3 usines en interconnexion,…..

L’eau Brute dans le bassin rennais

L’état de l’eau brute *

Le taux moyen des nitrates varie entre 17 et 47mg/l ; pas d’amélioration sur la durée**.

Le taux moyen de matière organique est relativement élevé (entre 0,65 et 7,2mg/l) ; c’est une cause d’eutrophisation (pollution qui provoque le développement d’algues toxiques pour le milieu et pour l’homme)**.

Le taux moyen de pesticides (entre 0,4 et 1,62µg/l) ne diminue pas**.

D’où viennent ces pollutions ?

Il s’agit essentiellement, et de manière préoccupante :

    • du glyphosate (« Roundup »), classé « cancérogène possible » par l’OMS, et de son produit de dégradation, l’AMPA.

    • de l’échec du plan « Ecophyto » (financé par les taxes sur l’eau).

      Il prévoyait une réduction de 50% des pesticides en 5ans ; on constate en fait une augmentation de + 5%.

La qualité des eaux brutes est de plus en plus dégradée sur le Bassin de la Vilaine.

Au total : moins de 30% des masses d’eau sont en bon état.

*données de 2013

**valeurs maximales pour le captage des eaux brutes:   nitrates : 50mg/l        matières organiques : 10mg/l         pesticides 5µg/l

 

Un point sur les taxes pour les pollutions

Qui paye ?

En 2013, pour 100 euros de taxes, 71€ venaient des usagers particuliers (soit 12% de la facture d’eau), 10€ ont été taxés sur les collectivités, 3,76€ sur le secteur industriel et 9,5€ sur l’agriculture (dont 7,60€ pour les pesticides, 0,65€ pour l’élevage et 1,30€ pour l’irrigation).

Pour financer quoi ?

En 2013, sur 100€ dépensés pour la lutte contre les pollutions et la remise en état des milieux, 42 € ont été consacrés à l’épuration des eaux urbaines et rurales et 45 € à la protection des captages contre les pollutions agricoles (la restauration des milieux et leur surveillance, et des actions de dépollution agricole).

Le principe POLLUEUR-PAYEUR n’est donc pas respecté.

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